Actualités



Impressions
13.01.24>02.03.24


Cette nouvelle exposition à l’Espace d’art Chaillioux de Fresnes doit beaucoup aux réflexions de Walter Benjamin développées dans son célèbre essai, initialement écrit en 1935, L’œuvre d’art à l’époque de sa reproduction mécanisée.

Une des questions posées dans cet ouvrage est celle du statut d’une œuvre pouvant être multipliée – imprimée – potentiellement à l’infini, du multiple… La photographie est, certes, au centre des préoccupations de son auteur mais son analyse englobe aussi la lithographie, technique relativement récente, inventée en 1796 par Aloys Senefelder, et les pratiques historiquement plus anciennes de la gravure, sur bois ou sur métal. Sans ajouter à la riche glose construite autour de ce texte séminal, retenons la principale conclusion de Benjamin selon laquelle le multiple perdrait l’aura associée à une œuvre unique.

Nous avons choisi, pour apporter une forme de contradiction au philosophe allemand et pour illustrer la vitalité des pratiques contemporaines du multiple, trois graveuses et trois photographes. Parmi les premières, deux, Anaïs Charras et Cléa Darnaud, se cantonnent dans une stricte opposition de noirs et blancs, tandis qu’Atsuko Ishii nous enchante par le large spectre coloré de ses compositions. Chez les seconds, Frédérique Callu s’en tient au noir et blanc, alors que Pierrejean Canac et Jacques Ibert déploient, non sans une dose de délectation goulue, un éventail de couleurs chaudes, acidulées ou expressives.



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Elles dessinent
16.03.24>04.05.24


Cette troisième exposition que nous consacrons au dessin contemporain s’inscrit, pour la première fois, dans le cadre du Printemps du dessin, cycle de manifestations désormais bien ancrées dans le calendrier des rendez-vous artistiques à ne pas manquer, chaque année, de mars à juin. Nous avons aussi voulu prolonger durablement la Journée internationale du droit des femmes, le 8 mars, en donnant la parole exclusivement à six plasticiennes. Certes, nos expositions donnent, depuis la création de l’Espace d’art Chaillioux, la part belle aux femmes artistes. C’est tout à fait normal puisqu’elles représentent désormais la majorité des élèves des écoles d’art. Elles restent cependant encore sous-représentées dans beaucoup de lieux de monstration de la création plastique contemporaine. Nous continuerons à y remédier…

Les six plasticiennes sélectionnées l’ont été pour offrir au regard, comme d’habitude, un large éventail des pratiques du dessin, que ce soit en tant que production autonome (Constance Beltig ou Marion Jannot), comme composante d’installations plus ou moins vastes (Mélissande Herdier ou Nathalie Borowski) ou coexistant avec une production de travaux en volume (Ariane Kühl ou Lydie Regnier). On y trouvera aussi une grande variété de modes d’expression, depuis un hyperréalisme minutieux jusqu’à des abstractions réduites à de simples lignes souples et nerveuses, en passant par des plongées, parfois intrusives ou dérangeantes, au cœur de l’âme humaine ou des mystères de la Nature…



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Dilution
16.05.24>20.07.24


Les habitués de nos expositions auront peut-être remarqué que, pour celle-ci, les exposant(e)s ne sont pas présenté(e)s dans l’ordre alphabétique de leur nom. Ce n’est pas un hasard. C’est le propos même de cet accrochage que de montrer, à travers les œuvres de six peintres, comment l’image réaliste et la forme immédiatement reconnaissable peuvent se diluer – se dissoudre – au profit de propos qui ne perdent rien de leur pertinence ni de leur acuité.

Chez Flo Jaouen, une narration rigoureusement figurative requiert un processus d’implication du spectateur dans la lecture de l’œuvre. Pour Alexandre Petrovski Darmon, les corps humains, toujours lisibles, s’hybrident avec une végétation envahissante et nostalgique, tandis que, chez Jaky La Brune, ils se muent en animaux monstrueux, images des conflits internes de l’artiste. Chez Jean-Marc Trimouille, la réalité d’une nature luxuriante se dissout dans des formes qui évoquent les travaux des impressionnistes. Marie Pernet pousse encore plus loin ce travail d’abstraction en éliminant tout détail réaliste pour ne laisser subsister qu’une atmosphère générale chaleureuse et ludique. Enfin, Vogel Apacheta raconte des histoires à lectures multiples sans recourir au moindre élément figuratif immédiatement identifiable.



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macparis printemps 2024
21.05.24>26.05.24


De la floraison des marronniers
En mai, les marronniers sont en fleurs. Mais un marronnier, c’est aussi, dans le jargon journalistique, un sujet récurrent qui revient à certaines époques de l’année. La session de printemps de macparis est de ces événements périodiques incontournables dans le domaine des arts plastiques. Un des rares – peut-être le seul, désormais – qui permettent de découvrir ce qui se fait de nouveau dans les ateliers de créatrices et créateurs, souvent difficilement accessibles au grand public.
     Parmi plusieurs centaines de dossiers reçus, nous avons sélectionné, après visite sur leur lieu de création, vingt plasticien(ne)s, de vingt-et-un à soixante-quatorze ans, qui nous semblent représentatifs de ce qui se fait, en dehors des tendances d’une mode éphémère, surmédiatisée et trop souvent vide de sens.
     Notre premier critère de choix est justement l’existence de ce sens qui manque trop souvent à ce qui nous est donné à voir. Les artistes que nous présentons ont, toutes et tous, quelque chose à dire… et y arrivent, par des techniques diverses : peintures, dessins, céramiques, photographies, sculptures, installations… Leur registre expressif va d’un hyperréalisme affirmé à une non-figuration gestuelle, du constat plus ou moins désabusé sur l’état de notre monde à l’incitation au rêve et à la méditation, de la dénonciation à la dérision, du sérieux à l’ironie grinçante… Le tout dans le splendide écrin du Bastille Design Center.
     



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Évasion
14.09.24>21.12.24


Dans cette nouvelle exposition, la dernière de l’année 2024, nous vous proposons de vous évader… Dans les différents sens répertoriés de ce verbe : s’échapper d’un lieu ou d’un environnement où l’on était tenu enfermé, prisonnier ; quitter discrètement un lieu sans éveiller l’attention ; s’échapper ou se dégager, physiquement, par la pensée, par le rêve ou par l’imagination, d’un lieu ; fuir une réalité trop pénible, astreignante ; disparaître, se dissiper

Les visiteurs sont ainsi invités à pratiquer ou à expérimenter l’évasion par le rêve et la délivrance de la pesanteur chez Stéphane Dauthuille, à éprouver la perméabilité de cages ouvertes pour des emprisonnements librement consentis ou à revivre le fantasme du vol d’Icare d’un jeune immigré clandestin chez Valerio Fasciani, à se rappeler l’horreur des camps de concentration et de leurs chaînes enfin brisées ou à éprouver la liberté des grands espaces marins chez le collectif Rés(O)nan¬ces, à prendre part aux rituels d’un exorcisme libératoire de ses visions du passé et du présent chez Charlotte Puertas, à se projeter dans l’actualité et dans le futur d’un monde soumis aux effets du dérèglement climatique chez Dorian Étienne, à l’évasive et vacillante navigation entre macrocosme et microcosme chez Élisabeth Straubhaar.



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Louis Doucet
Subjectiles X – Essais critiques


Vivement touché par la production de certains plasticiens, jeunes ou confirmés, l’auteur a éprouvé, en écrivant ce dixième volume d’essais critiques, le besoin d’en parler, d’exprimer son point de vue sans vouloir l’imposer comme une lecture univoque mais avec l’espoir de susciter, chez certains de ses lecteurs, l’envie de procéder à leur propre lecture. Car il s’agit bien d’une lecture, comme Roland Barthes le souligne : « […], la critique est une lecture profonde (ou mieux encore : profilée), elle découvre dans l’œuvre un certain intelligible, et en cela, il est vrai, elle déchiffre et participe d’une interprétation. Pourtant ce qu’elle dévoile ne peut être un signifié (car ce signifié recule sans cesse jusqu’au vide du sujet), mais seulement des chaînes de symboles, des homologies de rapports : le sens qu’elle donne de plein droit à l’œuvre n’est finalement qu’une nouvelle efflorescence des symboles qui font l’œuvre. »
     Lecture profilée, efflorescences de symboles, quête d’un intelligible qui fait tant défaut dans la critique institutionnalisée qui nous inonde, tels sont les mots-clés qui irriguent et nourrissent les textes ici réunis. Ils ont été écrits en période de confinements successifs, plus ou moins stricts, mais qui ont rendu difficile l’indispensable face-à-face avec les œuvres.



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Espace d’art
Chaillioux Fresnes 94



L’Espace d’art Chaillioux Fresnes 94 est un équipement communal de la ville de Fresnes hébergé dans le bâtiment qui accueille aussi l’école d’art(s) municipale.
     Il doit son nom à la famille Chaillioux, qui a joué un rôle important dans la vie de Fresnes et, plus spécifiquement à Laurence Chaillioux qui a légué, en 1987, des biens immobiliers à la ville pour l’ouverture d’un musée ou d’un centre d’art.
     Il a ouvert, dans sa forme actuelle, en avril 2018.
     Sa gestion est assurée par la commune de Fresnes.
     L’Espace d’art Chaillioux Fresnes 94 a vocation de présenter toutes les formes d’expression plastique contemporaine : peinture, dessin, gravure, sculpture, photographie, vidéo, installation, performance… Il organise de 4 à 6 expositions annuelles.
     L’Espace d’art Chaillioux Fresnes 94 attache une importance essentielle à la médiation auprès de tous les publics, scolaires notamment, de Fresnes et du Val-de-Marne, en organisant des événements, conférences et visites commentées à destination de ces publics.
     Le commissariat des expositions est assuré bénévolement par Hervé Bourdin, artiste plasticien fresnois, président de mac2000, Annick Doucet, bénévole dans une association pour la promotion de la création plastique contemporaine, et par Louis Doucet, membre de C-E-A (Commissaires d’Exposition Associés) / Association française des commissaires d’exposition, président de Cynorrhodon – FALDAC.



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