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Le poil à gratter…
Lettre d’information de Cynorrhodon – FALDAC
www.cynorrhodon.org
N° 166 – juillet 2026
ISSN 2264-0363
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Les sculptures d’Anne Bothuon
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Molière – Monsieur de Pourceaugnac, Théâtre Silvia-Monfort, 2009

Paysage intérieur, 2017

Paysage intérieur, 2017 [détail]

Anne Bothuon et Claire Espanel – Altérité, 2019

Cris, 2019

Cris, 2019 [détail]

Auguste Rodin – Les Bourgeois de Calais, 1895

Flou hésitation, 2020

Mater dolorosa, 2018

La Femme qui marche, 2020

Alberto Giacometti – Homme qui marche I, 1960

Pierre qui roule, 2025 [vue d'ensemble]




Pierre qui roule, 2025 [détails]
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[…] mes efforts devraient se porter en direction de personnes et de personnages surnaturels ou du moins romantiques, de façon à puiser, du fond de notre nature intime, une humanité et une vraisemblance que nous transférerions à ces ombres imaginaires, de qualité suffisante pour frapper de suspension momentanée et consentie l’incrédulité, ce qui est le propre de la foi poétique. Samuel Taylor Coleridge[1]
De façon surprenante, ce n’est pas en tant que plasticienne que nous avons découvert le travail d’Anne Bothuon, mais comme conceptrice de costumes de théâtre, en juin 2009, au Théâtre Silvia-Monfort, pour une mise en scène de Monsieur de Pourceaugnac de Molière. Il est vrai que cette artiste a été diplômée de l’École Supérieure Nationale des Arts et Techniques du Théâtre de la rue Blanche, en tant que décoratrice et scénographe, avant de poursuivre son cursus à l’École Supérieure des Arts Appliqués Duperré, qui forme de jeunes créateurs notamment dans les secteurs de la mode et de la création textile.
Ce n’est qu’en avril 2013, suite à sa candidature pour exposer à macparis, que mon épouse et moi avons visité son atelier aux Lilas. Au terme de notre visite, nous émettions un avis favorable, assorti, cependant, de quelques réserves. J’écrivais alors, pour les membres du comité de programmation : « Bretonne joviale, Anne Bothuon produit des sculptures, grandeur nature, de nus des deux sexes, réalisés en ouate enfermée dans de la tarlatane. Ils sont grotesques et terribles, les coutures de la toile figurant un réseau veineux qui évoque les écorchés. C’est très fort. En revanche, ses peintures sont beaucoup moins convaincantes. Nous émettons des réserves mais ne sommes pas vraiment entendus. Il faudra que notre avis favorable soit accompagné de la condition de n’exposer que des volumes. »
Séduits par ses sculptures, nous l’avions de nouveau invitée en 2014, puis encore à l’automne 2017. Dans le catalogue de cette dernière manifestation, je présentais son travail en ces termes : « Les personnages sculptés d’Anne Bothuon, un peu plus grands que nature, sont réalisés en toile de coton, en feutre, en fil et en ouate, sur des armatures de fer, le fil creusant, resserrant les chairs, mais aussi dessinant le contour d’une bouche, la forme d’un œil. Ses corps transpercés, ficelés, ligaturés, évoquent des écorchés dans un laboratoire d’anatomie. Ils sont figurés sans complaisance, obèses, callipyges, avec des bourrelets disgracieux, des seins tombants… Ce sont des corps du quotidien, avec leurs beautés et leurs défauts, traités avec une grande empathie. Aux antipodes des canons d’une norme esthétique que les médias – exprimant une vision essentiellement masculine – veulent imposer. Malgré les visages déformés, sujets à des rictus dont on ne sait s’ils sont de douleur ou des éclats de rire, après une première sensation d’attraction-répulsion, ces êtres trop humains appellent la sympathie et dégagent un curieux mélange de douceur ironique et d’humour aigre. Bien que joviaux, ils nous interpellent, peuvent même nous menacer. Tout se mue alors en une scène d’un théâtre de la cruauté, sans la moindre complaisance, qu’Antonin Artaud n’aurait probablement pas récusée[2]. »
Lors de cette même exposition, Anne Bothuon exposait son Paysage intérieur. Cette installation se présentait comme une tente dans laquelle le spectateur était invité à entrer et à s’installer. Le visiteur renouait ainsi avec ses pulsions enfantines qui le poussaient à construire des cabanes et à en faire des espaces de jeu à l’écart et à l’abri du monde environnant. Il était invité à s’approprier ce nouveau jardin d’Éden, ce cocon ouaté et douillet qui évoquait la douceur et la sécurité du sein maternel. Les notions spatiales habituelles étaient renversées : la tente n’était pas dans le jardin mais le jardin était dans la tente… Très vite, cependant, la sensation de confort et de sécurité s’émoussait… Ce paradis figuré ne pouvait être qu’un paradis perdu. L’insouciance se muait en inquiétude devant ces personnages dérangeants. Le pommier biblique n’était plus qu’un simple arbre fruitier, planté au milieu d’un camping, probablement surchargé en période estivale, peuplé d’individus communs, vulgaires même, à l’image de notre société.
Pourquoi donc, quand il s’agit de commenter les sculptures d’Anne Bothuon, faire référence à Samuel Taylor Coleridge avec cette citation en exergue au présent texte ? C’est, me paraît-il, que cette suspension momentanée et consentie de l’incrédulité me semble nécessaire pour bien appréhender ses travaux. En effet, à l’instar du théâtre, art avec lequel notre artiste est familière, le regardeur de ses œuvres doit accepter provisoirement de mettre de côté son esprit critique, ses préjugés et son scepticisme, pour se laisser immerger dans son univers, même si celui-ci comporte des éléments irréalistes, impossibles ou invraisemblables. Sans cette suspension, les œuvres perdraient de leur force émotionnelle pour un spectateur nourri des canons de la beauté classique, en opposition flagrante avec ce qui lui est donné à voir. Il se contenterait de déceler ce qu’il considère comme des incohérences, voire de la laideur, et inhiberait le fonctionnement de son imaginaire. La démarche d’Anne Bothuon repose ainsi sur une sorte de contrat de confiance tacite, un pacte de crédibilité, selon lequel l’artiste propose un monde fictif cohérent, mais différent du nôtre (ou de l’idée que l’on s’en fait), et le regardeur en accepte temporairement les règles.
J’ai évoqué, ci-dessus, Antonin Artaud et son théâtre de la cruauté. Chez ce visionnaire, la cruauté est l’expression d’une souffrance d’exister. Ce n’est pas une violence gratuite, mais une force impitoyable qui secoue le spectateur, remet en cause les routines et fait surgir des vérités cachées. Il y a de cela dans les œuvres de notre plasticienne. Par exemple, ses figures de plain-pied abolissent ce quatrième mur[3], cette idée d’une démarcation nette entre plateau et public, qu’Artaud voulait éradiquer, pour envahir l’espace, presque agressivement, et entraîner le spectateur dans l’action. Les figures d’Anne Bothuon récusent toute forme d’intellectualisme, d’académisme, de littérature… Elles proposent une expérience immédiate, physique, sensorielle, capable d’interpeller le regardeur, de le toucher au plus profond de lui-même, de susciter une surabondance d’impressions. Le regardeur se trouve, à son corps défendant, impliqué dans un rituel trouvant ses sources dans les traditions populaires, l’art primitif, plongeant peut-être même ses racines dans les origines de l’Humanité. On peut aussi déceler, chez elle, une volonté de donner à ses artéfacts une dimension sacrée, métaphysique et, pourquoi pas, comme dans le théâtre, tel que le souhaitait l’auteur de Le Théâtre et son double, 1938, porter le spectateur jusqu’à la transe.
À l’automne 2019, nous avons de nouveau invité Anne Bothuon à macparis, cette fois-là pour un travail à quatre mains avec Claire Espanel. Les travaux de ces deux artistes, déjà montrés séparément lors de sessions précédentes de la manifestation, n’avaient que très peu de points communs, la seconde dessinant, sur des supports diaphanes, des paysages oniriques souvent inquiétants[4]. Ce sont justement ces différences qui les avaient incitées à proposer un ensemble d’œuvres, formant installation, sur le thème de l’altérité. Elles déclaraient : « alors qu’aujourd’hui, le selfisme, narcissisme de masse, est devenu une nouvelle religion, nous avons choisi de croiser nos chemins, de travailler avec l’autre et sur l’autre. Nous allons dialoguer, établir une relation d’enrichissement réciproque, basée sur le partage et la compréhension mutuelle[5]. » Elles avaient travaillé, ensemble et séparément, comme dans un laboratoire. Elles nous présentaient le fruit de leurs recherches : croquis, dessins achevés et sculptures. On découvrait des travaux à quatre mains, des œuvres en miroir, chacune s’inspirant du travail de l’autre, et des pièces qui mettaient le spectateur en situation et l’obligeaient à oublier provisoirement son ego, à s’investir. Ce que faisaient ces deux plasticiennes, ce n’était pas seulement s’interroger mutuellement et interroger le regardeur sur l’Autre, mais, plus profondément, répondre à une question d’une rare actualité : comment déplacer l’altérité ?
La notion d’altérité est centrale dans toute l’œuvre de notre artiste. Le Trésor de la Langue Française donne du mot altérité la définition suivante : caractère, qualité de ce qui est autre, distinct et comme antonyme le mot identité. C’est donc de façon tout à fait pertinente que, en 2023, Anne Bothuon était invitée, avec quatre autres artistes, à la Maison des Arts de Châtillon, à participer à une exposition intitulée Je est un autre[6]. Son titre faisait référence à deux citations célèbres d’Arthur Rimbaud : « Je est un autre. Tant pis pour le bois qui se trouve violon, et nargue aux inconscients, qui ergotent sur ce qu’ils ignorent tout à fait[7] ! » et « Car Je est un autre. Si le cuivre s’éveille clairon, il n’y a rien de sa faute[8]. » Des propos qui nous plongent dans la perplexité car Je est l’identité par excellence et autre son opposé. Pour autant, il n’est pas question, chez ce jeune poète, de schizophrénie ni de trouble dissociatif de l’identité, autrefois désigné sous le terme dédoublement de la personnalité. Il pose tout simplement la question de l’être, de sa fragmentation, d’une forme de flexibilité identitaire, des articulations du rapport entre identité et altérité… Et, ce, sans développer son point de vue mais en nous révélant, à son habitude, des gouffres[9] qu’il se refuse d’éclairer, si ce n’est pas des fulgurances[10]. À sa façon, Anne Bothuon, dans les œuvres qu’elle présentait, comme dans toutes celles de sa production antérieure et à venir, illustrait pleinement le propos de Roland Barthes : « […] c’est l’un des traits constants de toute mythologie petite-bourgeoise, que cette impuissance à imaginer l’Autre. L’altérité est le concept le plus antipathique au bon sens[11]. » C’est en cela que ses sculptures nous intéressent et nous stimulent en remettant en question nos certitudes les mieux ancrées… le bon sens commun… À condition de bien vouloir accepter cette salutaire et nécessaire suspension momentanée et consentie de l’incrédulité.
La réflexion sur l’altérité, cette opposition à caractère dialectique entre le soi et l’autre, n’a rien de récent. En effet, dès l’Antiquité et le Parménide de Platon, est posée la question du rapport entre le soi unique et identique et la pluralité des autres. Aristote, dans sa Métaphysique, reprend la discussion et conclut que les relations de l’être sont multiples dans leur essence et non réductibles à un seul canal, à une unique connexion dirait-on dans le jargon de notre temps. Bien avant, on peut aussi évoquer le Mon nom est Personne d’Ulysse, chez Homère. Plus tard, la focalisation sur l’éloignement de l’autre dans la poésie des troubadours, l’essai de Montaigne sur les cannibales, le questionnement de Pascal sur Qu’est-ce que le moi ?, celle de Montesquieu sur Comment peut-on être persan ? ou de Mallarmé sur l’impersonnalité du sujet… Plus près de nous, on retrouve ces interrogations dans plusieurs courants littéraires et philosophiques du XXe siècle, dans l’existentialisme, par exemple, mais aussi dans les théories de Lacan, Derrida, Barthes ou Deleuze… Elles sont aussi centrales dans les études postcoloniales qui situent la construction culturelle et nationale dans une tension entre identité et altérité. Il en est de même quand on aborde la question de l’identité sexuelle, objet des travaux de la critique féministe ou des gender studies anglo-saxonnes, tous bâillonnés par Donald Trump. Anne Bothuon s’inscrit donc dans une longue, riche et fertile descendance. Dans un effet de miroir – certes déformant – ses personnages à taille humaine – des autres – renvoient le spectateur à lui-même. Nous sommes, chez elle, confrontés à un phénomène d’inversion du regard : ce sont les sculptures qui regardent le regardeur. Une forme de mise en abyme, comme dans certaines attractions foraines, à base de glaces réfléchissantes parallèles, qui reproduisent l’image du visiteur à l’infini.
Nous avons continué à exposer régulièrement les travaux d’Anne Bothuon. À l’Espace d’art Chaillioux de Fresnes, en 2019, nous l’avions sélectionnée dans le cadre de l’exposition Figures libres[12]. Pour cette manifestation, nous avions fait appel à huit artistes qui, chacun à sa façon traitait du corps humain, de la figure. Que ce soit en peinture, en sculpture, en dessin, en photographie ou en vidéo, ils scrutaient avec acuité les profondeurs de la réalité humaine, au-delà de son aspect purement superficiel. Tous donnaient ainsi tort à Paul Valéry quand il écrivait « ce qu’il y a de plus profond chez l’Homme, c’est la peau[13]. »Anne Bothuon y présentait ses mannequins réalistes et décomplexés, notamment l’ensemble de trois figures de Cris, 2019, trois femmes hurlant, dans des attitudes qui me font penser, avec la moitié du nombre de personnages, au groupe Les Bourgeois de Calais, 1895, de Rodin dont les protagonistes auraient été féminisés pour la circonstance.
Deux ans plus tard, toujours à l’Espace d’art Chaillioux, nous invitions de nouveau Anne Bothuon pour l’exposition Regards de femmes[14]. Il s’agissait, dans cette programmation, de donner la parole à des femmes plasticiennes, de leur demander quelle était leur vision de leur condition et du monde. Anne Bothuon avait répondu avec Flou hésitation, 2020, relecture de nombreux portraits de femmes au miroir qui ponctuent l’Histoire de l’art. Il y avait aussi une poignante Mater dolorosa, 2018, éplorée, debout, contrairement aux représentations traditionnelles de ce sujet, tenant sur son ventre, un paquet informe, son enfant mort. La femme qui marche, 2020, était une transposition féminine – et féministe – des différentes versions d’Homme qui marche d’Alberto Giacometti. Changement de genre, inversion de la solidité du bronze pour la mollesse de l’ouate, du longiligne pour des rondeurs… Séduire, souffrir, aller de l’avant… Trois regards sur la condition féminine…
Plus récemment encore, pour l’ultime édition de macparis, à l’automne 2025, Anne Bothuon, de nouveau invitée, nous proposait une grande scénographie intitulée Pierre qui roule, 2025. Une figure androgyne assise sur la rambarde du balcon du Bastille Design Center, fait nonchalamment choir des pierres de dimensions variées mais inoffensives car, elles aussi, en ouate et tarlatane. Sur certains de ces galets figurent le portrait d’un personnage grimaçant. Au rez-de-chaussée, deux figures féminines debout scrutent, inquiètes ou perplexes, le ciel, tandis qu’une troisième, accroupie, ramasse les cailloux tombés et les entasse. Les deux personnages qui regardent vers le haut ont des attitudes que l’on retrouve dans plusieurs compositions classiques sur le thème de l’Ascension de Jésus-Christ ou de l’Assomption de la Vierge Marie. Si ce n’est que, ici, il s’agirait plutôt d’une Descension[15]… Le protagoniste accroupi pourrait évoquer la légende de Deucalion et Pyrrha faisant naître, après le Déluge provoqué par Zeus, des humains à partir de pierres semées. Mais, contrairement au mythe dans lequel les protagonistes lancent les pierres derrière eux, par-dessus leur épaule, dans Pierre qui roule, elles sont projetées par devant, comme dans un jeu de pétanque… Dans les traditions picturale et littéraire, la chute de pierres évoque aussi une punition divine, la fragilité des civilisations, la vanité du pouvoir humain, le temps destructeur… Il y a aussi un peu (voire beaucoup) de tout cela chez Anne Bothuon…
D’aucuns contesteront ma lecture de ces œuvres et en proposeront d’autres… Et ils auront raison car une des richesses, et non la moindre, des sculptures molles de notre plasticienne réside dans leur capacité à porter plusieurs sens, simultanés ou successifs… Il s’agirait, chez elle, d’une manifestation de cette polysémie forcenée, que Roland Barthes définit comme une première étape pour nous faire dépasser la littéralité des choses : « […] la polysémie forcenée est le premier épisode (initiatique) d’une ascèse : celle qui conduit hors du lexique, hors du sens[16]. » C’est dans cet esprit qu’il faut appréhender le travail d’Anne Bothuon, en acceptant de mettre en œuvre cette suspension momentanée et consentie de l’incrédulité que j’ai longuement évoquée comme condition sine qua non de sa compréhension…
Louis Doucet, janvier 2026
[1] “[…] my endeavours should be directed to persons and characters supernatural, or at least romantic, yet so as to transfer from our inward nature a human interest and a semblance of truth sufficient to procure for these shadows of imagination that willing suspension of disbelief for the moment, which constitutes poetic faith”, in Biographia Literaria, 1817.
[2] In catalogue de la manifestation macparis automne 2017, Bastille Design Center, du 14 au 19 novembre 2017.
[3] Notion initialement développée par Denis Diderot, dans son Paradoxe sur le comédien, 1769.
[4] Cf. Louis Doucet, Claire Espanel – Voler et chuter dans la forêt, in Subjectiles VII, 2027.
[5] In catalogue de la manifestation macparis automne 2019, Bastille Design Center, du 12 au 17 novembre 2019.
[6] Du 15 septembre au 10 décembre 2023.
[7] Lettre à Georges Izambard, 13 mai 1871.
[8] Lettre à Paul Demeny, 15 mai 1871.
[9] Notion fréquente chez Rimbaud, par exemple : « […] Peut-être les gouffres d’azur, des puits de feu. C’est peut-être sur ces plans que se rencontrent lunes et comètes, mers et fables », Enfance V (Illuminations), 1873-1875.
[10] Par exemple : « Le travail humain ! c’est l’explosion qui éclaire mon abîme de temps en temps », in L’Éclair (Une saison en Enfer), 1873.
[11] In Mythologies, 1957.
[12] Du 13 septembre au 26 octobre 2019.
[13] In L’Idée fixe, 1932, Valéry ajoute « en tant qu’il se connaît. Mais ce qu’il y a de… de vraiment profond dans l’homme, en tant qu’il s’ignore… c’est le foie… Et choses semblables… Vagues ou… sympathiques ! », ce qui éclaire et change le sens de cette proposition trop souvent citée hors de son contexte. Chez Anne Bothuon, c’est d’un humain se connaissant lui-même qu’il s’agit. D’un humain qui aurait fait sien le précepte delphique : γνῶθι σεαυτόν.
[14] Du 13 mars au 22 avril 2021.
[15] Courbe d’un projectile descendant, à partir du plus haut point de son ascension.
[16] In Réquichot et son corps, 1973.
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Réjane LHÔTE |
Claude BRIAND-PICARD |
Eugène LAMBOURDIÈRE |
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Annonces
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La municipalité nouvellement élue de Fresnes a décidé de mettre fin, sans concertation préalable, au commissariat confié, depuis 2018, aux associations sans but lucratif MAC2000 et Cynorrhodon – FALDAC pour l’Espace d’art Chaillioux, avec Annick Doucet, Hervé Bourdin et Louis Doucet comme commissaires bénévoles.
Elle a aussi décidé de déprogrammer l’exposition D’ici de là 2…, prévue, documentée et annoncée de septembre à décembre 2026, consacrée à Hervé Bourdin et Tieri Lancereau-Monthubert.
Nous remercions les nombreux artistes – plus de 220 – qui, depuis presque neuf ans, ont exposé dans les 38 expositions organisées sous nos commissariats et ont permis d’apporter au public Fresnois une offre diversifiée, ouverte sur le monde, représentant ce qui se fait de mieux dans les ateliers des plasticiennes et plasticiens de notre temps.
En 2025, les quatre expositions que nous avons organisées ont drainé plus de 16 000 visiteurs, majoritairement de Fresnes ou de ses environs immédiats, et enchanté ou émerveillé des milliers de scolaires.
Hervé Bourdin, Annick et Louis Doucet
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Cynorrhodon - FALDAC recommande
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L’écho de l’original avec Nicolas Aiello, Élise Bergamini, Claude Briand-Picard, Michèle Cirès-Brigand, Christophe Cuzin, Dominique De Beir, Speedy Graphito, Marine Joatton, Maëlle Labussière, Catherine Larré, Elissa Marchal, Gianpaolo Pagni, Patrice Pantin, Stéven Pennanéac’h, Régis Perray, Antoine Perrot, Christophe Robe, Anne Sedel, Marine Vu
du 4 juillet au 29 aôut 2026
Galerie Réjane Louin – 19 rue de l’Église – 29241 LOCQUIREC
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Paysages de peinture
avec une quinzaine d’artistes
co-organisateurs Thierry Le Saëc et François Jeune
édition d’un livre d’artiste avec texte et peintures de Joël Brisse, édition La Canopée et Atelier du Hézo
du 25 juillet au 23 août 2026
Atelier du Hézo – 6 impasse Bihan – ZA de Lann Vrihan – 56450 LE HÉZO
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Guillaume Jezy – Exposition résidence
de janvier à mars 2027
L’H du Siège – 59300 VALENCIENNES
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L’Art dans les chapelles
Sara Chang Yan, Lydia Gifford, Luisa Jacinto, Nathalie Junod-Ponsard, Julie Krakowski, Julie Legrand, Clémence Mauger, François Maurin, Isabel Michel, Thomas Paquet et Jean-Claude Rousseau
du 3 juillet au 31 août 2026
Pays de Pontivy
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Laurent Mazuy & Olivier Soulerin
du 1er août au 22 septembre 2026
Abbaye de Coat Malouen – 22480 KERPERT
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