Saison 2013-2014   





Mythes en abîme


Du mot à l’image au mot


Daniel Pincham-Phipps –
Les mutations du regard


Regard sur la jeune
abstraction contemporaine


Détournement et recyclage


Regards croisés – Max Lanci
´ Christian Lefèvre

Commanderie des Templiers de la Villedieu – Élancourt
du 11 décembre 2013 au 23 mars 2014

Mythes en abîme

 

En ouverture d’une saison de programmation de la Commanderie des Templiers de la Villedieu consacrée au(x) mythe(s), l’exposition Mythes en abîme mettra en regard des œuvres d’artistes inspirés par douze mythes (ou mythologies) et la relecture qu’en fait Gilles Guias, peintre et plasticien né en 1965. Le processus est donc celui d’une mise en abîme à plusieurs étages : le mythe, l’expression qui en est faite dans les documents archéologiques, la relecture de ces documents par un ou plusieurs artistes de notre temps, puis leur transposition par Gilles Guias dans un système nécessairement normatif – même format, même technique, même temporalité de création et de présentation –.

Les douze mythes retenus et leurs illustrations sont les suivants. Une sélection des ces illustrations sera présentée en vis-à-vis de celles de Gilles Guias.

1. Marsyas

Dans la mythologie grecque, Marsyas est l’inventeur de la musique. Il défie Apollon et, perdant, est condamné à être écorche vif. Ce mythe a été repris par l’iconographie chrétienne et la figure de saint Barthélemy. Trois artistes s’en inspirent directement : Olivier Baudelocque, dans une toile monumentale peinte avec les doigts, Emmanuel Rivière dans un volume en latex et Xavier Ribot dans une toile bombée comme un dos de victime.

2. La caverne

Platon, au livre VII de La République, décrit le mythe de la caverne. Il met en scène des hommes enchaînés et immobilisés dans une demeure souterraine qui tournent le dos à l’entrée et ne voient que leurs ombres et celles projetées d’objets au loin derrière eux. Il figure la capacité des hommes à accéder à la connaissance de la réalité et la difficile transmission de cette connaissance. Olivier Baudelocque, dans ses Grottes, donne une relecture personnelle et contemporaine de ce mythe.

3. Les métamorphoses

Ovide a rassemblé, dans ses Métamorphoses, la relation de plusieurs mythes qui ont hanté les Grecs et les Latins. Cristine Guinamand s’en inspire pour nous livrer sa propre vision d’un monde dur et cruel, où les humains s’hybrident en animaux, à moins que ce ne soit le contraire. Alexander Guy et Jean-Philippe Brunaud, dans la descendance du mythe de Daphné, nous proposent des métamorphoses plus végétales.

4. Mythes gréco-latins

Hervé Bourdin relit le mythe de Neptune et Amphitrite à travers la représentation qu’en fit Jan Gossaert, elle même vue à travers les yeux d’une drôle de famille qui visite un musée. Max Lanci nous livre sa vision de Méduse, une des gorgones, figure qui fascine les artistes depuis toujours. Peter Max Lawrence nous propose sa relecture de quelques-uns des dieux du panthéon gréco-latin.

5. L’Égypte

De son séjour d’étude en Égypte, François Jeune a rapporté une vision de la riche mythologie égyptienne à travers les vases canopes, réceptacles pour les viscères des personnages momifiés. Peter Max Lawrence, lui, nous propose sa vision de quelques figures du panthéon égyptien.

6. Les Aztèques

Raymond Moisset relit les glyphes aztèques à sa propre manière, nous livrant sa vision d’une mythologie dans laquelle chacun peut déceler une projection de ses propres fantasmes. Un dessin de Peter Max Lawrence complète cette vision quelque peu fantaisiste et drolatique.

7. Kachinas

Natif du Kansas, Peter Max Lawrence s’est installé en Californie. De nombreux voyages en Arizona et au Nouveau-Mexique, voisins, lui ont alors permis de découvrir les civilisations des Indiens Hopis et Zuñis. Chez eux, les Kachinas sont des esprits du feu, de la pluie, du serpent ou encore des esprits farceurs, espiègles, bienfaisants ou malfaisants. Dans une démarche presque anthropologique, Lawrence nous livre un inventaire de ce panthéon.

8. Mythes primitivistes

Certains artistes font référence à des civilisations imaginaires, primitivistes, et évoquent pour nous un univers mythique de pure invention. C’est le cas de la Franco-Roumaine Dana Roman et du Franco-Tchèque Iaroslav Serpan.

9. Aborigènes en Australie

Le serpent, les fruits du bush, les végétaux sont les thèmes de prédilection des aborigènes d’Australie. Pour eux, ces éléments de la Nature se rattachent à des divinités claniques auxquelles ils s’identifient souvent. Les artistes présentées (toutes des femmes) sont Carol Doolan, Glenda Forrester, Jennifer Forbes, Mona Curtis et Margaret Yai Yai.

10. Mythes contemporains

Steve Keene, peintre compulsif et hyper-productif, expose les mythes américains contemporains, qu’il répète mécaniquement à l’infini, avec d’infimes variations. Les panneaux choisis mettent en scène des stars du rock et de la pop music, idoles d’une jeunesse à la recherche de repères et d’identification.

11. Mythes libertaires

Max Lanci évoque, dans une œuvre poignante, la traite des noirs, épisode historique qui sert de mythe fondateur à la culture libertaire négro-américaine. Merri Jolivet peint l’assassinat de Pierre Overney, devenu une des figures mythiques du maoïsme et des mouvements libertaires français des années 1970.

12. People mythifiés

Marine Vu représente des personnages de l’actualité, dans des mises en page qui évoquent celles des magazines people. Ces nouveaux dieux, parfois éphémères, constituent le panthéon d’un grand nombre de nos contemporains.


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Maison de la Poésie – Guyancourt
du 5 février au 28 mars 2014

Du mot à l’image au mot

 

L’exposition Du mot à l’image au mot explicitera, à travers un petit nombre d’œuvres de la collection Cynorrhodon – FALDAC, quelques-unes des relations que peuvent avoir les artistes plasticiens au mot. Elle sera structurée en cinq petites sections complémentaires.

La première section s’intéressera à des poètes qui sont aussi plasticiens (ou vice-versa) : Àltagõr, Valère Novarina, Hector Leuck, Georges Badin, Jean-Louis Bédouin, Jean-Luc Parant et Gaspard Pitiot.

La deuxième section présentera quelques artistes qui partent du matériau mot pour le détourner et le transformer en créations plastiques originales : Christel Koerdt, Sandra Heinz, Jean-François Dubreuil, Xavier Ribot.

La troisième section se penchera sur des plasticiens qui ont créé leur propre méta-écriture plastique : Jacques Pourcher, Herbert Zangs, Pascale Baud, Marc Verrechia, Ouanès Amor.

La quatrième section se concentrera sur des œuvres de Christian Gardair, artiste presque exclusivement inspiré par des textes poétiques. Quatre des neuf pièces présentées seront accompagnées de leur texte « générateur », respectivement de Jean-Michel Maulpoix, Eugène Guillevic, Yves Charnet et Gilles Mentré.

La dernière section exposera quelques livres d’artistes résultant de démarches différentes et contrastées : le catalogue (Louis Cordesse, André Marfaing), le détournement (Max Lanci), la coopération (Guy Le Meaux, Gilles Guias, Dominique De Beir), l’œuvre d’un unique artiste (Michel Raba, Christèle Veaux, Jean-Philippe Aubanel), le livre illisible (Maëlle Labussière, Jean-Luc Parant).

 

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Mezzanine de l’Hôtel de Ville – Guyancourt
du 9 avril au 24 mai 2014

Daniel Pincham-Phipps – Les mutations du regard

 

L’exposition présentera, à travers 34 peintures appartenant à la collection Cynorrhodon – FALDAC, le cheminement de Daniel Pincham-Phipps (né en 1954), un des artistes marquant du mouvement international, d’origine anglaise, le stuckism. Ce mouvement s’est développé en réaction contre la mode institutionnelle de l’art minimaliste et conceptuel. Il a eu pour effet de faire de la Grande-Bretagne un foyer d’intense création en matière de peinture, alors que, presque partout ailleurs dans le monde, la mort de la peinture était clamée, annoncée et revendiquée haut et fort.

Dans le cas de Pincham-Phipps, cette évolution se superpose à une douloureuse expérience personnelle de la vie.

L’exposition se propose de suivre le peintre dans ce double parcours, à la fois personnel et universel.

 

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Galerie Le Corbusier – Trappes-en-Yvelines
du 12 mars au 9 avril 2014

Regard sur la jeune abstraction contemporaine

 

L’exposition présentera des œuvres abstraites de jeunes artistes contemporains. Peinture, dessin, technique mixte et volume y seront présents avec, cependant, une prééminence de la peinture, compte tenu des spécificités de l’espace de la Galerie Le Corbusier.

Peintures                                             Dessins

Blandine Imberty (1972)                       Marine Joatton (1972)

Camila Oliveira-Fairclough (1979)       Pascale Piron (1966)

Élissa Marchal (1973)                           Pascal Pesez (1964)

Sonia Burel (1975)                                Christophe Robe (1966)

Valérie Blin-Kaddour (1974)                Patrice Pantin (1963)

Julia Scalbert (1984)                             Olivier Alibert (1970)

Estelle Contamin (1974)                       Emmanuel Rivière (1968)

Maëlle Labussière (1966)                      Frédéric Bouffandeau (1966)

Flavie Cournil (1978)                            Techniques mixtes

Pascale Piron (1966)                             Laurence Papouin (1974)

Geoffroy Gross (1971)                          Wilson Trouvé (1980)

Philippe Colon (1964)                           Erwan Ballan (1970)

Nicolas Beaud (1970)                           Volumes

Harri Monni (1965)                               Delphine Pouillé (1979)

Sébastien Dartout (1980)                      Lucie Bitunjac (1968)

Matthieu Jacquemin (1972)                  Samuel Aligand (1979

Jean-Philippe Brunaud (1972)               Laurent Belloni (1969)

Pascal Pesez (1964)                              Olivier de Coux (1968)

Erwan Ballan (1970)

 

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Maison des Bonheur – Magny-les-Hameaux
du 29 avril au 21 mai 2014

Détournement et recyclage

 

L’exposition Détournement et recyclage présentera, dans les locaux intimistes et proches de la nature de la Maison des Bonheur, des œuvres d’artistes qui s’inscrivent dans la descendance d’une certaine préciosité d’expression, mais en recourant à des matériaux récupérés (recyclage) ou initialement prévus pour d’autres usages (détournement). Et, ce, toujours dans une relation avec la nature ou avec le plein air.

À l’exception de trois d’entre elles, volontairement monumentales, les œuvres présentées seront de petit format, en cohérence avec la nature des lieux d’exposition. Des pièces de plus grand format, destinées à être exposées à l’extérieur, sur la pelouse du jardin, seront aussi présentées.

Pour le détournement

o       Claude-Briand-Picard (né en 1946) – une grande composition baroquisante composée à partir de rideaux de douche en matière plastique, et deux plus petites, l’une à partir d’un sac en matière plastique froissée, l’autre recourant à des cotons-tige ;

o       Antoine Perrot (né en 1953) co-fondateur, avec Claude Briand-Picard, du mouvement readymade color/la couleur importée– une composition réalisée avec des ficelles agricoles et des plaques en polypropylène ;

o       Christophe Dalecki (né en 1966) – deux nids composés à partir de couverts en matière plastique verte et un Jardin d’enfants combinant un baigneur et des plantes naturelles ;

o       Wilson Trouvé (né en 1980) – deux tours construites à partir de briques de Lego et nappées de colle thermofusible.

 

Pour le recyclage

o       Christian Lefèvre (né en 1957) – une œuvre monumentale, L’Art d’accommoder les restes, conçue pour une manifestation à Pont-Scorff, en 2006, réalisée à partie de photographies, de bandes de caoutchouc et de grilles récupérées dans un cimetière ; trois autres œuvres (deux murales et une installation), de plus petites dimensions, elles aussi réalisées à partir de matériaux de récupération ;

o       Hervé Bréhier (né en 1968) – quatre œuvres (dont deux murales) réalisées à partir de portes découpées, de chambres à air de bicyclette ou de restes de plomberie ;

o       Sylvie Houriez (née en 1966) – une pièce composée à partir de treize fragments de guêtres en cuir qui donnent l’illusion de pièces en céramique ;

o       Sylvie Mas (née en 1979) – deux sculptures construites en assemblant, avec du plâtre, des objets de récupération ;

o       Sylvie Guiot (née en 1963) – trois œuvres (deux posées et une suspendue au plafond) réalisées avec des matériaux provenant d’installations éphémères de l’artiste ;

o       Robert Saint-Cricq (né en 1924) – une série de neuf œuvres composées à partir de matériaux de récupérations, présentées dans des boîtes ou au mur ;

o       Jérôme Touron (né en 1967) – deux œuvres réalisées à partir de tôles en acier passées au minium ;

o       Nicolas Chatelain (né en 1979) – deux compositions subtiles, précieuses et fragiles, réalisées à partir de petits fragments de matériaux de récupération.

 

En extérieur

o       Christophe Dalecki (né en 1966)– une plantation réalisée avec des objets en matière plastique verte ;

o       Samuel Aligand (né en 1979) – une structure réalisée à partir de plastique à modeler de couleur orange.

 

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La Ferme du Mousseau – Élancourt
du 21 mars au 13 avril 2014

Regards croisés – Max Lanci ´ Christian Lefèvre

 

L’exposition confrontera les travaux de deux plasticiens de la même génération, engagés dans des voies ayant peu de points communs a priori, mais dont le rapprochement mettra en lumière une multitude d’occasions de rencontre, notamment sur le recours à des matériaux banals et sur l’omniprésence de certaines formes premières à travers des modes d’expression radicalement opposés.

Max Lanci, artiste polymorphe, est fortement inspiré par les arts africains, dont il est un spécialiste reconnu, et par les retombées du surréalisme. Ses matériaux de prédilection sont la paraffine, le charbon de bois, les épines de rose et les branchages. Il a, par exemple, utilisé des épines de roses dans ses œuvres bien avant que Giuseppe Penone s’en empare.

Nous présenterons quelques-uns de ses dessins peints récents (huile sur papier), ainsi qu’une grande composition qui sera développée spécifiquement pour le pignon intérieur de la Ferme du Mousseau, accompagnés de quelques œuvres en volume, récentes ou plus anciennes, symptomatiques de sa démarche.

Christian Lefèvre a une pratique du dessin, de la photographie, de la sculpture et de l’installation privilégiant la récupération, le recyclage ou le détournement de matériaux.

Nous montrerons la plus récente de ses séries de travaux en volume, intitulée Les Mous, composée à partir de toiles colorées posées sur des formes préexistantes. La technique est résolument contemporaine, mais le résultat plastique s’inscrit dans la grande tradition de la sculpture du XXe siècle.

 

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